05 janvier 2007

Les yeux dans les Bleus version 2006

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- La bande-annonce : http://www.dailymotion.com/video/xx199_extraits-rv-le-0907

- Deux extraits exclusifs : http://www.football.fr/fr/footballfr/bleu1.html

                                             http://www.football.fr/fr/footballfr/bleu2.html

Un peu moins de six mois après la finale de la Coupe du Monde perdue face à l'Italie, les cadres de l'équipe de France, reviennent sur le parcours des Bleus lors du Mondial allemand. Ils se confient et se lâchent face caméra, fustigeant les critiques faciles ou revenant sur des faits de match.

"J'avais le sentiment que si on allait aux penalties, on n'allait pas gagner. Il fallait gagner avant". Cette sentence signée Thierry Henry fera, sans nul doute, encore couler quelques larmes chez les supporters de l'équipe de France. Elle résume bien le ton et l'objectif du reportage réalisé par Canal+ : revenir sur un mois de compétition sans langue de bois ni retenue. Pour ce faire, seuls les cadres du groupe sont convoqués, individuellement, et invités à revenir sur ce Mondial. Étrangement, Raymond Domenech, lui qui a même inspiré le titre du documentaire, n'est pas là.

Zidane: "J'assume"

Un très mauvais match qui était pourtant le point de départ d'un parcours inespéré.

"C'est pas moi... Non c'est moi. Je n'ai pas envie de dire, "non c'est pas moi, c'est quelqu'un d'autre". Malheureusement, c'est un geste qu'il faut assumer, j'assume". L'ex-capitaine de l'équipe de France n'avait jamais été aussi direct sur son coup de folie du 9 juillet dernier. "D'habitude, je ne réponds pas, d'habitude, je fais attention, mais là... (soupirs) ça a été violent", confesse-t-il. Ses camarades tricolores n'en reviennent toujours pas, même avec le temps. "Oui, je lui en veux un peu", explique son pote Willy Sagnol. "D'un coté, je ne lui pardonne pas, avec lui on aurait gagné", souffle Claude Makélélé. "Dans la situation, le fautif, c'est Zizou", tranche Lilian Thuram sans faux-semblant. La suite, effectivement, on la connaît.

"Un penalty bien tiré ne s'arrête pas", résume Fabien Barthez à propos de l'ultime séance des tirs au but. "Sur quatre penalties, je suis parti trois fois du bon côté, Buffon, seulement deux fois", se dédouane le nouveau portier du FC Nantes. Sur le dernier tir au but de Fabio Grosso, il croyait encore en sa bonne étoile de champion du monde: "Je pensais qu'elle allait frapper la barre", explique-t-il. Le ballon entre finalement au fond des filets, laissant Barthez prostré au pied de son poteau. "Le plus dur après une finale perdue, c'est d'attendre", décrit Thierry Henry, qui vient de perdre à ce moment là une deuxième finale consécutive, après celle de la Ligue des Champions (ndlr : face au FC Barcelone)

Au commencement...

"C'était plus difficile d'aller en haut que d'aller en finale de la Coupe du Monde", souligne dans un grand éclat de rire l'habituel placide Lilian Thuram, en faisant allusion à l'ascension du glacier de la Grande Motte lors du stage préparatoire de Tignes. Les images, inédites, montrent les Bleus dans l'effort, un moment, de l'avis de tous, fondateur de l'esprit de l'équipe de France dont le slogan "on vit ensemble, on meurt ensemble" semble parfaitement résumer l'expérience collective vécue lors de l'interminable montée vers le refuge. "Sans s'en rendre compte, quelque chose s'était crée", explique Patrick Vieira. "On était comme le temps ce jour-là, dans le brouillard (...). On est monté en haut pour éclaircir tout ça", souligne quant à lui Thierry Henry.

Le temps des critiques

Pourtant, malgré cet esprit de groupe, les premiers matches en Allemagne face à la 15160thuramSuisse (0-0) et la Corée du Sud (1-1) ne sont pas rassurants et les critiques pleuvent. "Inconsciemment, on était encore au Japon, en 2002", résume Lilian Thuram. Ancien capitaine de l'équipe de France, Marcel Desailly se permet alors quelques pics contre l'équipe de France. Elles auront le mérite de souder le groupe, vexé au-delà des simples mots. "D'autant plus que cette personne-là (Desailly) n'a pas été irréprochable en 2002, donc ça reste en travers de la gorge", explique, l'oeil noir, un Patrick Vieira pas tendre avec son ancien coéquipier.

Avec plus de recul peut-être, Lilian Thuram pense lui que la critique est constructive. "Pourquoi il n'aurait pas le droit? Justement en tant qu'ancien joueur, il est peut-être le plus apte". Lucide, le défenseur du Barça est le seul à évoquer la victoire tirée par les cheveux face au Togo (2-0). "C'était un très mauvais match de notre part (...) On a laissé beaucoup d'espaces à leurs milieux de terrain et à leurs attaquants. Il n'y avait pas le sérieux tactique pour un match capital."

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Commentaires sur Les yeux dans les Bleus version 2006

    LA théorie de l'aquarium

    Oui, et puis rappelons surtout -et c'ets important je crois- ce magnifique match ou Cissé se cassa la jambe. Oh mais mince c'et vrai que tu l'as pas vu. Suis-je bête. Qu'est ce que tu fesais déjà?

    Posté par ANONYME CONNARD, 06 janvier 2007 à 15:21 | | Répondre
  • la théorie de l'aquarium

    Mais n'oublions pas -et je pense que c'est important d'en parler- le magnifique match ou cissé se cassa la jambe. Ah mais mince, c'est vrai que tu ne l'as pas vu. T'était ou au fait?

    Posté par anonyme, 06 janvier 2007 à 19:01 | | Répondre
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